Fresh start

mon projet pour 2017

vendredi 31 mars 2017

Bien sûr, on peut dire et croire que le renouveau existe chaque matin au réveil, que le changement n’existe que dans une durée indéterminée, et pas dans les virages à 90°. Mais moi je crois que ce qui fait la force du changement c’est une révolution préparée, un coup d’Etat psychologique, un passage à l’acte et la consolidation de son désir en fonction des aléas de la réalité qu’il faut ajuster avec ses envies.

Je crois qu’on peut changer sa vie radicalement, voire brutalement. Je crois aussi qu’on peut décider. Je crois aux nouveaux départs, ce qu’on appelle  fresh start. Forgé par mes croyances et mes expériences je crois aux virages sur les chapeaux de roues. C’est certes plus visible et tangible qu’un changement évolutif et lent dans le temps. Il faut que je m’explique, que je t’explique aussi ce renouveau. Ses causes profondes.
Je vais m’étaler un peu et tu m’en excuseras. Ou tu t’abstiendras de lire ! Je vais développer certains points dans des articles distincts. Après toutes ces années « creuses », je peux à nouveau ressentir l’envie, le désir, et je peux te dire que ça déborde carrément, ça pétille, ça fuse.

Derrière moi

Pour revivre un jour il faut déjà accepter de mourir

Grave dépression, burn-out, et crise de milieu de vie, tout ça conjugués, ça donne un cocktail explosif, une sorte d’implosion qui rase tout sur son passage, j’ai appelé ça un tsunami. Il y a 9 ans, je quittai une vie bien rangée, une femme merveilleuse et deux enfants adorables, un appartement confortable, spacieux, décoré avec goût, un carnet de commandes en free-lance complet un an à l’avance, bref je quittai le confort, la sécurité matérielle et affective pour aller m’installer à l’atelier.

L’atelier c’est un entrepôt en entresol de 112 m2, un local sain et spacieux mais sans fenêtres, sans lumière du jour, où j’étais censé faire de la peinture. Là j’ai vécu en dépression pendant 5 ans, puis avec une remontée lente à la surface de la vie, d’un point de vue où je pouvais envisager à nouveau un horizon et des projets. Ce fut long. Et douloureux. Et long. J’ai assimilé cette période à une peine de prison.

Avant, il y eut les achats compulsifs, les relations troubles ou malheureuses, le sexe débridé, impuissant, ou stérile, les envies quotidiennes de suicide ou de mutilation, les auto-sabotages de toute sorte, les nuits sans fin, sans sommeil, les jours sans fin aussi, sans perspective ni projet, les soirées éthyliques, les délires, les médicaments inefficaces (j’ai testé 8 anti-dépresseurs et anxiolytiques), les médecins inefficaces (j’ai testé 6 psys, -chologues, -chiatres, -chanalystes, sans compter les autres aides, ostéopathes, constellations familiales, massages…), l’absence de désir, l’absence de volonté, l’absence de projet, l’absence d’envie, les remontées, les répits, les éclaircies, et les redescentes.

Il y a un an j’ai abandonné mes emplois d’animateur peinture-dessin dans les centres de loisirs dans l’idée de me consacrer à mes projets de e-learning.
Il y a quelques mois j’ai dû emprunter de l’argent (à ma sœur, à ma mère, à des amis…), me refusant de demander le RSA, m’installant dans une marginalité, de non droit, sans mutuelle, sans revenus, commençant à compter mes sous à l’euro près.
J’ai fait trois week-ends d’expo à l’atelier. Résultats pas mirobolants, un peu décevants. Je rêve de me remettre à peindre sans être tributaire des impératifs financiers de survie. Trois week-ends de stages aussi pour faire rentrer des sous, l’expo ne suffisant pas.
J’ai survécu car je me suis accroché à la vie et plusieurs femmes m’ont aidé, parfois successivement, parfois conjointement.

Devant moi

J’édite mon premier catalogue de peintures

Pour tourner la page, je vais justement en éditer quelques centaines, et réaliser mon premier catalogue. Histoire de clore une étape. Cela ne veut pas dire que j’arrête la peinture, mais plutôt que je vais y revenir, sans soumettre mes créations à la pression des ventes éventuelles. Créer, mais plus avec l’idée d’en faire un revenu principal. Est-ce que c’est revenir au concept de peintre du dimanche ? Pas forcément. Je me souviens avoir vu des périodes très créatives, très prolifiques sans me dire dans la tête que j’allais vendre tout ça, et en vivre. Ce catalogue, dont je lance les souscriptions pour me permettre de l’éditer, je vais en faire ma plus belle carte de visite, pour me permettre d’aborder les galeries, y compris à l’étranger, ainsi que le distribuer dans certaines grandes librairies d’art. Je t’invite à prendre dès maintenant une souscription si ce n’est pas déjà fait !

Jeûner pour s’entraîner à renaître

J’avais fait plusieurs jeûnes lors de mes stages de yoga, et après, entre 1980 et 1985, allant jusqu’à 14 jours. J’ai recommencé en 2012 avec 12 jours pour me faire une sortie officielle de dépression, arrêtant par la même occasion tous les médicaments. Depuis j’en fais un tous les ans, au printemps. Pour mon jeûne de 2016 je voulais faire 21 jours, je me suis arrêté à 18 à cause d’un méchant rhume qui m’épuisait. Du yoga, de la méditation, avec juste de l’eau et des tisanes, j’ai perdu 14 kilos, j’en ai repris 6 ou 7, et ça semble se stabiliser.

Je quitte ma grotte

Je mets officiellement l’atelier en vente en février 2016. Comptant beaucoup sur une agence à qui j’avais confié la préférence, ce sera finalement par LeBonCoin que je trouverai un acquéreur sérieux.
[crealist]

Je teste le minimalisme : ma maison pèse 10 kilos

Apprendre à s’alléger est bon pour la santé. Que ce soit pour s’alléger de son excès pondéral ou de ses objets inutilisés. Je me déleste un maximum, passage obligé vers un minimalisme nécessaire.
sac, habits,
accessoires photo et vidéo (pieds, optiques, drones, stabilisateurs, batteries…)

Je me soigne : options lumière, mouvement, lien social

J’ai vécu dans cet atelier comme dans un ventre. Maintenant il faut en sortir. Je m’ouvre au monde et à la lumière
mac book pro, chaîne youtube
je soigne mon apathie, mon inertie, mon inhibition maladive, résidus d’un enfermement et d’un repli sur soi exagérés.

Comment je vais gagner ma vie

Cela peut paraître bizarre de déclarer ainsi « comment je vais gagner ma vie ». En effet la plupart des gens ne décide pas de ça et se laisse bercer au gré des embauches, des propositions, et des opportunités. Et je n’ose pas encore te dire combien d’argent je vais gagner ! Parce que ça aussi j’ai l’impression que je peux le décider quand j’ai décidé de relever le nez et de ne plus subir la pénurie dans laquelle je m’embourbe depuis des années. Je me suis affranchi depuis longtemps de tout employeur, et j’ai presque toujours décidé de la façon dont je gérais mes activités professionnelles. Il fallait que cela rime avec passion et plaisir, c’est pour cette raison sans doute que je n’ai pas souvent été riche !
Pour me trouver de nouvelles sources de revenus, après avoir envisagé le e-learning, donner des cours de peinture et dessin en ligne, les investissements immobiliers en location saisonnière en province, j’opte aujourd’hui pour le e-commerce et le drop-shipping 1. L’idée est de mettre en place des boutiques sur internet que je puisse gérer de partout dans le monde, et si possible automatiser au maximum les tâches pour me dégager du temps.

Alors ces projets ?

En 2016 mes projets changent toutes les semaines, et après avoir envisagé de me poser à Narbonne, à Sète, dans le Périgord, j’ai regardé aussi en Corse, en Italie, dans le nord de l’Espagne, à Malte…
J’ai finalement renoncé à me fixer tout de suite. Je pense donc sauvegarder tout ce que je pourrai préserver après paiement de mes dettes.
Bon, financièrement ça va me faire une bouffée d’oxygène, car là je suis plutôt en mode survie, et ce n’est pas drôle tous les jours de compter ses sous à l’euro près. Je ne suis pas allé faire de démarches pour le RSA, une fierté trop grande m’en empêche. Je vis donc de pas grand chose, le jeûne me permet de faire des économies aussi en passant !

Devenir SDF peut-il être un choix ?

Je me suis donc décidé dernièrement à voyager. Je me fais digital nomade, sdf volontaire voire professionnel.
désobéissance civile
renouveau, nouveau départ
sans domicile fixe, digital nomade, globe-trotter,
fresh start

Digital nomade c’est quoi ?

Dès que j’ai vendu l’atelier, déménagé mes toiles et bouquins dans le garage de ma mère dans une pièce chez mon ami David à Lyon, j’achète une camionnette pour mes circulations en France et en Europe.
rompu avec ma copine suisse (elle est déjà prévenue et tient à aller jusqu’au bout de la relation), je pars 10 jours à Malte (investissements immobiliers ?), 10 jours à Hong Kong (création d’entreprise pour mes blogs de e-learning), 2 à 3 mois à Mysore faire du yoga ashtanga, 15 jours à Moscou faire du systema avec les bestiaux de l’ex-KGB, réviser mon russe, 3 mois en forêt équatorienne enseigner le yoga, le qi gong et le tai ji dans un eco-lodge, en français, en anglais, en espagnol, réviser mon espagnol, voilà en résumé pour l’année à venir, je revis et ça déborde de partout !

Je quitte la France

Donc c’est dit : je quitte la France pour une durée indéterminée. C’est aussi un choix politique : je suis atterré de voir ce qui se passe dans mon pays. Il faut te faire un dessin ? ou te rafraîchir la mémoire ? Je m’en explique dans un autre article. Je vais même renoncer à la sécurité sociale ici, je prendrai une assurance internationale (les mutuelles britanniques sont très bien paraît-il). Je ne garde que ma nationalité pour le moment. Je quitte ce système pourri de l’intérieur.

Je ne veux plus payer d’impôts : option offshore

Rien ne sert de courir il faut partir à point.
La Fontaine

Ce n’est pas de la désobéissance civile ni de l’évasion fiscale puisque je paie le prix de ce refus en m’expatriant. Je ne resterai pas sur place en France à braver des administrations qui seront toujours plus bêtes, butées et bornées que n’importe quel être pensant. Parce qu’une administration ne pense pas, il faut bien le savoir, et on s’en rend d’ailleurs compte très vite ! Je me souviens encore avec quelle insistance le fisc m’a poursuivi, infligé des amendes pour mes retards dans ces moments où toute

Je monte une entreprise : direction Dubaï

Alors j’ai déjà évoqué mes projets en drop-shipping, je n’y reviendrai pas plus ici. Donc résidence fiscale à Dubaï. Certes ce n’est pas un choix aisé non plus pour le libre penseur et humaniste que je suis. Mais c’est le seul pays à ma connaissance, accordant la résidence sans être obligé d’y rester 6 ou 9 mois. Je me donne un an à deux ans pour avoir suffisamment de gains pour pouvoir continuer à voyager et à me constituer une retraite honorable.
[crealist]

Je gagne un max de pognon : direction les châteaux en Espagne

On appelle aussi ce pays Utopia. Bon je ne suis pas de ceux qui disent à tout bout de champ : « Faut pas rêver ! » Si au contraire il faut rêver ! souvent notre réalité se fabrique en fonction de nos rêves.

Je me remets à la photo : direction Arles

La photo c’est une vieille passion. A 10 ans (en 1970) mes parents m’avaient offert mon premier appareil, un petit appareil russe, ni Lomo ni Zénit, un truc un peu approchant, du solide, du fiable, du moche, accédant ainsi à mes vœux insistants. Je m’aiguisais l’œil en photographiant à tout va, les chiens, les pigeons, et les mollets des mémés russes, les babouchkas, dont le volume de leurs jambes énormes m’avait toujours sidéré. A l’époque je faisais ma première étude comparative entre les mollets des hommes et des femmes russes, essayant de comprendre pourquoi les femmes avaient des mollets énormes et bien plus que ceux des hommes. Si le sujet vous intéresse je peux développer ! Si mes parents ont pu se moquer de mes choix photographiques, les seules photos de famille de l’époque qui existent aujourd’hui sont celles que j’ai faites de mes 10 à mes 20 ans, et voilà aussi pourquoi je n’ai quasiment pas de photo de moi ! Par la suite, à 21 ans avec mes premiers sous je m’achetais un Minolta XD7 noir avec notamment un objectif 50 mm 1,2 très lumineux. J’ai suivi une année de formation avec un des meilleurs formateurs de la place de Paris, toujours en activité, Sandro. J’ai découvert le plaisir du développement dans les chambres noires, et j’ai J’ai revendu mon matériel pour acheter mes premières caméras vidéo, en oubliant comme beaucoup, que la vidéo ne vit bien qu’après un minimum de montage !
Alors en mars je m’achète un Leïca et en avril je m’inscris aux stages d’Arles avec des professionnels : Antoine d’Agata, Grégoire Korganow, et Jérôme Bonnet… Voilà, cela peu paraître quelque peu immature comme projet, mais c’est ce à quoi j’ai tout de suite pensé depuis que j’ai décidé de vendre l’atelier : j’achète un appareil photo, un vrai, une valeur sûre !

Je me remets au yoga : direction Mysore

En fait je renoue avec toutes mes vieilles passions abandonnées. A 20 ans je voulais être prof de yoga,

yoga, méditation, cuisine, ayurveda

Je me remets au tai ji quan : direction l’Ardèche

C’est avec un grand plaisir que je reprends enfin ma formation d’enseignant en tai ji quan et qi gong, avec Jean Michel Chomet. Mes stages interrompus par

Pèlerinage sentimental : direction Bakio

Je vais vivre en forêt tropicale : direction l’Equateur

Là je suis attendu. Et c’est un de mes plus grands rêves. Une cabane en plein milieu de la forêt tropicale, dans la région de La Mana en Equateur. La région est truffée de chamanes, et hantée par les esprits dit-on ! Christophe Pellet a fondé « Le Jardin des Rêves » sur une forêt de 100 hectares qu’il a acheté il y a 5 ans.

Et puis quoi encore ?

Je vais continuer ma pratique de la méditation vipassana, par des stages en Bourgogne, mais aussi en Thaïlande, en Californie, en Inde, et puis mes jeûnes annuels, je voudrais en faire un de 30 jours ou plus, d’ici quelques années. Dans toutes les expériences que je fais je ne suis pas à la recherche de performance tu sais, mais juste de l’expérience et de ce qu’elle peut laisser comme trace dans mon existence quotidienne.

J’aimerais multiplier les randonnées sauvages, seul ou en groupe, les stages de survie, dans les Pyrénées, en Guyane, ou au Costa Rica, les stages de systema et puis les stages de yi quan avec mon prof, Ilias Calimintzos, en Grèce, en Chine, au Maroc. Et puis faire les routes des vins, en Italie, en France, en Grèce, en Argentine.
Bien évidemment il faut me remettre à l’anglais, et pas pour le parler comme une vache sacrée ! Et pas qu’à l’anglais, j’ai toujours eu beaucoup d’intérêt pour les langues vivantes.

J’ai d’autres projets et envies de voyage, je ferai des carnets de voyages pour garder la main en dessin et peinture, lancerai mes blogs et ma chaîne youtube enfin ! Envie d’écriture aussi, récits auto-fictionnels, et envie de musique dans ma vie (saz, hang, synthé), mes enfants sont prévenus je leur ai promis de leur payer un AR en Inde et en Equateur pour venir me voir. Voilà, j’ai commencé depuis quelque temps déjà à réorganiser toute ma vie, et ça finit par aboutir, depuis la fin de mon jeûne retour au végétarisme. J’arrive à assumer ma vie d’homme libre, cela signifie pas mal de renoncements aussi.
Voilà, pour la vie, quoi ! Je vais vivre certainement l’année la plus intense de ma vie, et je m’y prépare, comme je me suis préparé mentalement à mon jeûne, pour encaisser les angles un peu abrupts, les désillusions, et les moments de solitude.

en savoir plus

Ancien condamné à mort, après 24 ans passés derrière les barreaux, après avoir été déclaré « ennemi public n° 1 », repassait quasiment chaque jour « les portes du pénitencier » pour aider des détenus, notamment les jeunes, à préparer leur sortie sans passer par la case récidive. Il en ressortait chaque soir, en homme libre, et retrouvait sa femme et ses deux fils, dans une existence apparemment banale comme il n’avait jamais osé en rêver. Pourtant, Jacques Lerouge, dix ans après sa libération, avouait qu’il ne serait jamais un homme tout à fait comme un autre… S’il ne remettait pas en cause la légitime « punition » que la société se doit d’infliger à un délinquant, il se battait en revanche pour qu’à la privation de liberté, on ne vienne pas ajouter l’humiliation, la destruction de la personne humaine… Tous ont à y gagner, les citoyens autant que les détenus : la récidive coûte si cher à la société…
En savoir plus sur l’histoire et la fin tragique de Jacques Lerouge.

temps de lecture 6 mn

Après avoir fait plus de 10 métiers, je change encore radicalement de vie en 2017, un passage au nomadisme, puis le retour à une vie simple et minimaliste, dans la nature, en décroissance. Sans oublier l‘expression artistique — et l’écriture, bien sûr…

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